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Faut-il mesurer ses performances éditoriales avec le trafic ?

Il y a quelque temps de ça, je lisais l’horreur suivante :

“83% des spécialistes [du marketing de contenu] mesurent en priorité leur performance en fonction du trafic”

(Pour ceux qui aimeraient la source, c’est du SEMRush… Les stats sont donc plutôt cohérentes 🙄)

Ah tiens ?

Depuis quand le volume brut de visiteurs est l’indicateur de performance n°1 dans le content marketing ? 🤨

Je veux dire, est-ce qu’il ne serait pas plus pertinent de s’attribuer certains KPI (et pas d’autres) en fonction de l’objectif à atteindre pour ses différents dispositifs éditoriaux ?

C’est là où on voit que le SEO a encore la mainmise sur le content marketing, puisqu’on peut lire plus haut que “75% des spécialistes axent leur stratégie sur l’optimisation moteur”.

Comme si, aujourd’hui, on ne produisait pas de contenu pour informer, engager, fidéliser… convertir.

Non parce que, dans les faits, les KPI qu’on sélectionne, ça dépend de l’objectif qu’on s’est fixé en amont, et ça ne se résume pas à “générer du trafic en masse” (encore heureux, mille sabords).

Pour rappel, les dispositifs de contenus peuvent remplir des objectifs :

  • D’acquisition : capter l’audience sur les résultats de recherche (ça, on l’aura pigé) ;
  • D’information : renseigner l’internaute vis-à-vis de son besoin.
  • De conversion : inciter l’internaute à faire un achat / remplir un formulaire.
  • D’engagement : fidéliser l’internaute.
  • D’image : accroître la notoriété du site / de l’entreprise.

On sera d’accord pour dire que dans le cas de la conversion, le KPI phare, c’est les sous qu’on a générés, pas le trafic qu’on a fait sur la page d’accueil… 🙃

Bref, tout réduire à la seule perf’ SEO, c’est comme dire que le rouge, ça se boit uniquement avec de la viande.