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Édito 03/2022 : Les articles de votre entreprise sont-ils lus ?

Ouch, ça commence fort, n’est-ce pas ? En voilà une question qui pique.

D’ailleurs, cette question, on adore la poser en clientèle, et la réponse est invariable :

Gros silence de mort à la O.K Corral, suivi de bredouillements incompréhensibles, puis d’un « Euh, je ne sais pas, après si on regarde Google Analytics cet article a fait 230 visiteurs le mois dernier par exemple, alors blablabla ».

C’est bien, votre article « Les 12 raisons d’adopter chez soi un alpaga » fait un carton, mais ça ne signifie pas pour autant que l’article est lu.

Parce que audience ≠ lecture. On peut SUPPOSER que votre contenu est « consommé » (quel mot affreux), mais rien ne le prouve. À partir de là, quand on continue de creuser sur la question du pilotage des performances éditoriales, dans 16 cas sur 10, on s’aperçoit que c’est le néant absolu.

À part les adresses mails collectées avec son petit lead magnet, absolument RIEN n’est mesuré sur la partie éditoriale. On fait du contenu au fil de l’eau, au petit bonheur la chance, sans rien contrôler, sans rien évaluer, hormis le bon vieux « notre courbe SEO monte, ça doit marcher ».

Bref, c’est un massacre, et tout le monde est content, ou feint de l’être.

Comment démarrer une stratégie de contenus de zéro ?

Dans les faits, le problème de la mesure des performances éditoriales est étroitement lié à l’absence de stratégie de contenu. En la matière, il n’y a rien d’évident pour les entreprises, vu les phrases qu’on entend en clientèle :

« On aimerait bien initier une stratégie de contenus, mais on sait pas trop par quoi commencer »

Ou :

« Ah mais, on fait déjà du contenu pour le référencement ! »

Ou encore :

« Ce n’est pas la priorité du moment, mais il faudrait qu’on s’y mette oui, un jour, peut-être… »

Là, vous avez le top 3 des phrases qu’on entend le plus souvent. Le dénominateur commun ? Personne ne sait vraiment ce qu’est une « vraie » stratégie de contenu, à quoi ça sert, et quels bénéfices on peut en retirer.

En résumé, méconnaissance TOTALE du sujet, avec quelques préjugés bien tenaces (coucou le « on fait déjà du contenu pour le SEO »).

👉 Pourtant, poser les fondations d’une stratégie de contenus pour son entreprise, ça n’a rien d’ésotérique, ce n’est pas si difficile, et c’est accessible à tout le monde, pourvu qu’on veuille y consacrer un peu de temps (et/ou de budget).

Et pour vous montrer qu’on peut commencer à faire des choses sympas sans prise de tête, on vous sort ce carrousel de derrière les fagots :

👉 Objectif : aller au plus simple pour commencer immédiatement à créer des choses, et des choses SIMPAS, en plus.

On sait qu’il manque certaines étapes dans la petite méthodo que l’on vous propose (la définition de ses piliers éditoriaux par exemple), mais ça, à la limite, on peut s’en occuper plus tard, quand on a déjà posé quelques briques et qu’on a initié une petite routine de contenus.

Parce que « fait », c’est toujours mieux que parfait.

Parce que l’essentiel dans tout ça… c’est de mettre le pied à l’étrier.

Petit pamphlet pour arrêter de publier des articles SEO nuls sur son blog

Chose amusante, ces mêmes entreprises qui n’ont pas du tout défini de stratégie de contenu ont tendance à…

Accumuler les articles SEO imbuvables sur le blog de leur site.

Mais si, vous savez… Ces articles SEO stéroïdés aux keywords !

Ben ouais, faut croire qu’un blog, c’est juste une machine à générer du trafic en masse comme un thonier (spoiler : non), et tout ça depuis l’avènement de Saint-Google et de la subordination du contenu texte au SEO.

Mais vous savez quoi ?

On est en 2022, il serait temps de laisser sa chance aux contenus un peu différents.

Eh oui, aussi incroyable que ça puisse paraître, il est possible d’utiliser votre blog autrement, notamment afin de bosser sur votre branding, plutôt que de l’employer comme un paillasson cradingue sur lesquels vos visiteurs s’essuient les pieds en arrivant sur votre site.

(Et même que si le boulot est correctement effectué, vous performerez quand même à l’organique)

On peut notamment publier…

– Des études de cas ;
– Des tutos ;
– Des guides ;
– De la vraie actualité liée à votre entreprise ;
– Des témoignages de clients contents ;
– Des petits billets sur votre quotidien, montrer comment vous bossez ;
– Ou encore, des portraits de vos collaborateurs.

Aujourd’hui, vos clients veulent de l’honnêteté et de la transparence, il serait temps de s’y coller.

Arrêtez d’écrire « simple », écrivez « dense »

Pendant qu’on y est, cadeau bonus, démontons un « conseil » que les plumes néophytes claironnent à tour de bras sur ce bon vieux LinkedIn :

« Si vous voulez qu’on vous comprenne, écrivez SIMPLE, comme à un gosse ! »

Euh, what ? 😐

On sait pas vous, mais nous, ces injonctions à écrire simple, ça nous sort par les yeux (on oserait presque dire « par tous les trous », mais bigre, ça fait un chouïa vulgaire, on va éviter).

❌ Non, il ne s’agit pas d’écrire « simple », et ce quelle que soit la discipline d’écriture (notamment en copywriting, puisque c’est là-dedans qu’on retrouve généralement ce conseil à deux sesterces).

Parce que le plus important, ce n’est pas d’écrire « simple », ni « court », mais…

Dense.

Autrement dit, délivrer un maximum de choses avec un minimum de mots — et c’est valable partout, peu de gens aujourd’hui aiment le verbiage de trois kilomètres, y compris en littérature.

On vous épargne les dommages collatéraux de cette assertion à l’emporte-pièce — l’appauvrissement général du style, le risque de ne pas matcher avec sa cible, prendre son internaute pour une créature à peine plus évoluée qu’un organisme protozoaire…

Eh oui, incroyable mais véridique : l’internaute n’est pas un singe hyperactif friand de contenus courts de 5 mots.

La preuve, vous venez de vous enquiller cet article.